La revue Berlin Debatte Initial vient de publier un dossier consacré à la revue culturelle Sonntag qui a existé de 1946 à 1990 en zone soviétique puis en RDA. Cet hebdomadaire a joué un rôle important bien au-delà de son tirage assez limité, en raison de son « ambivalence politique » : il représentait une alternative idéologique au quotidien du SED, Neues Deutschland, aux quotidiens régionaux et aux organes de presse des autres partis du « bloc ». Le dossier dirigé par Carola Hähnel-Mesnard et Stephan Pabst met l’accent sur l’année de transition 1989-1990 pendant laquelle cet hebdomadaire a accompagné la dernière phase d’existence de la RDA, caractérisée par une rupture abrupte dans le paysage médiatique. En 1990, Sonntag a fusionné avec le journal ouest-allemand Volkszeitung pour devenir Freitag.
Franck Schmidt a soutenu sa thèse le 28 novembre 2025 à l’EHESS.
« La vraie Allemagne, celle que nous aimons » : modes d’engagement et travail militant dans l’association France-RDA (1958-1991), thèse de doctorat spécialité Histoire et Civilisations effectuée sous la direction de Claire Zalc (EHESS) et de Katja Patzel-Mattern (Universität Heidelberg), soutenue le 28 novembre 2025 à l’EHESS (Campus Condorcet, Aubervilliers) devant le jury suivant :
Emmanuel Droit (Sciences Po Strasbourg, président du jury)
Un ouvrage collectif consacré à l’auteur Utz Rachowski vient de paraître en Allemagne aux éditions Thelem, dirigé par notre rédacteur Daniel Argelès et le professeur Walter Schmitz (Dresde).
Über Utz Rachowski constitue le premier ouvrage de référence sur un écrivain de l’Est de l’Allemagne encore peu connu (quoique déjà mentionné dans ce carnet) et dont l’œuvre – poésie, prose, essais – offre un reflet passionnant de plusieurs décennies d’histoire est-allemande et allemande.
Table des matières et extrait à lire sur le site de l’éditeur:
L’ouvrage paraît en parallèle à la publication des Gesammelte Werke en 3 volumes de Rachowski chez le même éditeur, Thelem. Il rassemble des contributions d’universitaires de plusieurs pays (Allemagne, France, Pologne, États-Unis), des préfaces et témoignages d’auteurs importants de RDA et de l’exil à l’Ouest (Wolf Biermann, Jürgen Fuchs, Reiner Kunze, Hans Joachim Schädlich), des entretiens avec l’auteur, quelques inédits, une bibliographie exhaustive. Il fait le tour de la recherche à ce jour et permet de retracer les étapes clés de la biographie et de l’œuvre de cet auteur qui en 1979-80 a fait un an de prison en RDA pour la rédaction de quelques poèmes, a vécu les années 1980 en exil à Berlin-Ouest et travaille aujourd’hui dans sa ville d’origine, Reichenbach im Vogtland, où il est rentré s’installer après la réunification.
East Berlin. 1975. @Thomas Hoepker -Internet Archive
Dire et imaginer l’espace est-allemand à travers le rap : entre ancrage local et codes globaux
Le rap est généralement considéré comme un genre à la fois mondialisé et profondément ancré dans des contextes locaux. Il repose sur un ensemble de codes esthétiques et culturels partagés[1]– tels que les beats, le flow, les structures de rimes ainsi que des thématiques récurrentes comme l’identité, les inégalités sociales ou la contestation — qui l’inscrivent dans une culture hip-hop largement diffusée à l’échelle mondiale. Dans le même temps, le rap demeure étroitement lié à des réalités locales concrètes : les variétés linguistiques et les dialectes, les contextes sociaux spécifiques ainsi que les systèmes de référence propres à un territoire façonnent les différentes manifestations du genre. Ainsi, si les morceaux de rap produits dans des pays différents sont spontanément identifiables comme appartenant à un même univers générique, ils donnent néanmoins voix à des expériences situées et développent, de ce fait, des profils esthétiques et thématiques singuliers.
Anke Fröhlich-Schauseil, Gesichter der Arbeit. Das Stahl- und Walzwerk Riesa in Werken der bildenden Kunst, Stadtmuseum Riesa mit Benno-Werth-Sammlung, 2025, 119 p.
Compte rendu rédigé par Jean Mortier.
Ce catalogue a été publié à l’occasion de l’exposition « Visages du travail. L’aciérie et le laminoir de Riesa dans les arts plastiques » organisée au musée municipal de Riesa du 19 octobre 2025 au 29 mars 2026. Cette exposition réunissait 90 toiles et dessins réalisés entre 1945 et 1990 sur le thème du travail et de la vie ouvrière. Riesa est une ville située à quelque 50 km au nord-est de Dresde dans l’arrondissement de Meissen (Land de Saxe). Depuis le milieu du XIXe siècle, elle fut profondément marquée par l’industrie sidérurgique qui employait encore, à la fin des années 1980, 12 000 personnes. Entièrement démontées entre 1945 et 1946 au titre des réparations dues à l’Union soviétique, les installations du VEB Stahl-und Walzwerke Riesa, furent néanmoins assez vite remontées, pour devenir jusqu’en 1989 une entreprise phare dans la production d’acier et le laminage.
De Navid Kermani à Deniz Ohde en passant par Abbas Kidder, Feridun Zaimoglu, Saša Stanišić, Fatma Aydemir, Maxim Biller, Nino Haratischvili pour ne citer que quelques noms, on ne compte plus les plumes allemandes mit Migrationshintergrund, issues de l’immigration, dirait-on en français. Elles et ils sont établis dans la vie intellectuelle et le paysage éditorial allemands. Mais rares sont les voix qui font état de l’expérience d’immigrer ou de naître dans une famille issue de l’immigration en RDA ou dans les dits « Nouveaux Länder ».
Amina Padda est née en 1999 dans une famille indienne installée en Saxe juste après la réunification. Son second roman Bevor der Himmel reißt (2025)[1] raconte le quotidien de Heer et Dilly, lycéens de 17 ans dans une petite ville de Saxe fictive baptisée Piesnitz. Comme l’auteure, Heer et Dilly, alternativement narratrice et narrateur de l’histoire, sont nés eux aussi dans des familles d’origine indienne et sikh (Dilly porte le turban) ; tous les deux parlent punjabi à la maison. Comme les parents de l’auteure, leurs deux familles gèrent des take away indiens. Dans la fiction, les deux familles se détestent. Tels Roméo et Juliette, les deux adolescents devront surmonter l’inimitié des familles. Dilly (le garçon) s’apprête à passer l’Abitur et voudrait faire des études d’architecture. Heer (la fille) redouble sa seconde et se remet difficilement de la mort de son père dans un accident de voiture qui ressemble à un suicide.
Carola Hähnel-Mesnard, Professeure, Université de Lille, présidente
Sylvie Le Grand-Ticchi, Maîtresse de conférences HDR, Université Paris Nanterre
Daniel Meyer, Professeur, Université de Strasbourg, rapporteur
Anne-Marie Pailhès, Professeure, Université Paris Nanterre, directrice
Résumé
Ce travail se compose de trois parties : la première, intitulée « Une écriture de l’histoire », montre comment l’auteur, par le choix engagé du roman, met en valeur l’individu ordinaire.
L’attention portée au quotidien, la place du langage et le choix de l’anecdote sont autant d’éléments qui suggèrent une autre vision de l’histoire, celle qui accorde une importance à l’expérience de tout un chacun, et celle, inspirée du philosophe Walter Benjamin, qui se place du côté des vaincus. La deuxième partie s’intitule « Mettre le doigt sur les blessures. Un univers d’offensés ». Elle s’apparente à un gros plan sur les offenses : elle montre comment l’écrivain part à la rencontre des offensés de l’histoire et développe une écriture de la hantise. Enfin, la troisième partie, intitulée « La révolte de Christoph Hein », constitue un appel de l’auteur à se relever, à ne pas se résigner. L’approche se veut transversale : nous ne traitons pas chaque roman isolément et pour lui-même mais dans un dialogue les uns avec les autres. Même si le corpus se limite à cinq romans, nous ne nous interdisons pas d’évoquer les autres romans dans nos analyses au nom
de la forte complémentarité qui les relie. Et plus largement, nous n’éliminons aucun texte de l’auteur, ni les pièces de théâtre, ni surtout les essais qui accompagnent sans cesse la réflexion.
La méthode du close reading privilégie l’attention au texte afin de mettre au jour un mode d’écriture spécifique. La démarche est complétée par la lecture d’ouvrages théoriques ‒ historiques, sociologiques et philosophiques ‒ qui permettent de comprendre et d’interpréter certains choix de l’écrivain.
Le discours officiel autour de la «Wunschkindpille » dans la revue illustrée Für Dich entre 1965 et 1972
Résumé d’un mémoire de recherche de master soutenu à l’Université de Bordeaux Montaigne par SARA BUALI
Apparue aux États-Unis et introduite en Europe au début des années 1960, la pilule contraceptive, premier moyen de contraception hormonale, a bouleversé la vie des femmes dans les pays l’ayant commercialisée. Double révolution, elle incarne à la fois une avancée médicale – fruit de décennies de recherches sur les hormones – et une rupture sociale – libérant les femmes du poids séculaire de la maternité contrainte[1]. Elle marque le deuxième mouvement féministe et ce qu’on appelle la « révolution sexuelle » de 1968.
A l’Est tout comme à l’Ouest, les bandes dessinées fut décriées car considérées comme des lectures néfastes, dépravant la jeunesse[1], et jugées inconciliables avec les conceptions que l’on pouvait avoir de l’éducation de cette dernière[2]. Le Parti socialiste unifié d’Allemagne (SED) non seulement voyait dans ces magazines multicolores inspirés par l’Ouest un danger en matière d’éducation culturelle, mais il craignait que s’exerce de la sorte une influence politique. En 1953 à Berlin-Est, des enfants furent ainsi invités, dans le cadre de l’opération « A la poubelle les mauvaises lectures », à échanger « de vieux bouquins contre de bons livres pour enfants » [3]. On a donc du mal à croire qu’il put exister malgré tout en RDA, à partir du milieu des années 1950, des bandes dessinées et une communauté importante de fans de BD, ne concernant pas seulement les enfants et les adolescents. Continuer la lecture de « MOSAIK, un mythe? Hannes Hegen, son œuvre et ses fans »
Die Unbeugsamen 2, film documentaire de Torsten Körner sorti en Allemagne en 2024 était jusqu’à présent inédit en France ; il vient d’être projeté à La Ferrière (Vendée) dans le cadre du Printemps du Cinéma Allemand, un festival qui fêtait cette année son vingtième anniversaire.
Dans Die Unbeugsamen (1) sorti en 2020, Torsten Körner donne la parole à quatorze femmes politiques qui ont occupé des postes importants dans la République de Bonn (de la création de la RFA en 1949 à la réunification en 1990). Elles racontent leur parcours de la combattante pour accéder à des responsabilités dans un monde d’hommes hostile et sexiste. Le film a été récompensé comme meilleur documentaire par le prix des Cinémas Art et Essai[1]. À l’issue des projections dans les nouveaux Länder, Continuer la lecture de « Die Unbeugsamen 2 : les femmes de RDA devant la caméra de Torsten Körner »
Paul Maurice a soutenu sa thèse de doctorat le 9 décembre 2025 à Sorbonne Université.
Elle était dirigée par Hélène Miard-Delacroix et Dietmar Hüser, en cotutelle entre la Faculté des Lettres Sorbonne Université (Sorbonne Université) et l’Universität des Saarlandes.
Directeur et directrice : Dietmar Hüser , Hélène Miard-Delacroix
Membres du jury :
Emmanuel Droit (Président, Sciences Po Strasbourg)
Permanence des élites traditionnelles et intégration des permanents dans l’élite socialiste en RDA.
Jürgen Kuczynski, figure de sage et marxiste-bourgeois à l’Avant-garde de l’histoire économique est-allemande
La thèse analyse la trajectoire de Jürgen Kuczynski en RDA, comme observatoire privilégié des continuités bourgeoises au sein d’un État qui prétendait abolir les élites de classe, en prenant pour terrain la communauté des historiens de l’économie structurée autour de sa personne. Elle propose de lire la Wirtschaftsgeschichte est‑allemande non seulement comme discipline de légitimation marxiste du régime, mais aussi comme espace de reproduction d’un habitus intellectuel bourgeois reconfiguré sous la catégorie socialiste de l’Intelligenz. Le point de départ réside dans la mise en scène autobiographique par Jürgen Kuczynski de son engagement communiste, présenté comme un continuum téléologique depuis son adhésion au KPD le 14 juillet 1930 jusqu’à la fin de la RDA et à sa mort en 1997, ce qui invite à interroger la manière dont il justifie rétrospectivement sa place dans un régime dictatorial. La question centrale est dès lors de déterminer dans quelle mesure le milieu des historiens de l’économie qui l’entoure peut être appréhendé comme une élite « bourgeoise-marxiste » pérenne, située à l’articulation du Parti, de l’État et de l’université, au sein d’un système qui récuse officiellement l’existence même de telles élites.
Le travail de recherche articule l’histoire des élites, la sociologie bourdieusienne des trajectoires et l’histoire sociale et culturelle de la dictature est-allemande, en mobilisant notamment les notions de « groupe caché » (Sandrine Kott), d’Intelligenz et d’Avant-garde léniniste. L’hypothèse du travail était que la RDA, loin d’abolir l’ancienne bourgeoisie intellectuelle, offre les conditions de sa reconversion partielle en élite socialiste, tout en préservant des formes de distinction anti‑ ou a‑égalitaires. Jürgen Kuczynski apparaît comme une figure limite, cumulant les différentes dimensions d’élite identifiées par Ralph Jessen (fonctionnelle, de performance, de position, de valeur, de provenance, masculine) et incarnant cet oxymore d’« intellectuel bourgeois‑marxiste » décrit par Axel Fair‑Schulz. Pour éviter l’« illusion biographique » définie par Pierre Bourdieu, la thèse adopte une approche de biographie socio‑historique centrée sur le segment RDA de la vie de Kuczynski, relié à l’héritage décisif de l’exil britannique (1936-1945), et l’articule à une prosopographie du milieu des historiens de l’économie (anciens et anciennes étudiant.e.s, collaborateurs et collaboratrices, collègues), en particulier les trajectoires des historiennes de l’économie promues sous son égide, qui manifestent à la fois une réelle ouverture aux femmes et la persistance d’un paternalisme académique.
Les résultats mettent d’abord en évidence le rôle structurant de l’exil britannique (1936‑1945) dans la carrière est‑allemande de Jürgen Kuczynski : maîtrise de l’anglais, réseaux scientifiques et politiques, expérience d’organisation militante constituent un capital spécifique qui facilite sa position de médiateur entre RDA et monde occidental, mais nourrit aussi une méfiance durable de la part du SED, visible dans les dossiers de la Stasi des campagnes des autorités contre lui. Ensuite, l’analyse du réseau des historiens de l’économie montre la formation d’un milieu relativement homogène socialement, doté d’un capital académique élevé, souvent internationalisé, et fonctionnant comme élite académique chargée de produire un récit historique marxiste de la RDA tout en préservant des formes de distinction bourgeoise dans les pratiques (recrutement, hiérarchies internes, styles de vie, accès aux ressources). Les travaux conduits sous son autorité s’inscrivent largement dans la doxa marxiste‑léniniste, ce qui fait de Jürgen Kuczynski un communiste loyal plutôt qu’un « dissident dans l’orthodoxie » (« linientreuer Dissident ») comme il aime à se décrire lui-même. L’organisation concrète de son institut d’histoire économique, à l’Université Humboldt, puis à l’Académie des sciences, révèle des marges d’autonomie significatives par rapport à l’égalitarisme proclamé : valorisation de la compétence scientifique selon des critères classiques de l’université bourgeoise, gestion particulière des privilèges académiques, importance de la sociabilité intellectuelle et familiale.
Enfin, l’étude de la surveillance par la Stasi met en lumière un jeu complexe de loyautés, de suspicions et de protections : bien que suivi de près, Jürgen Kuczynski bénéficie d’un capital politique et scientifique qui limite la capacité des services à intervenir frontalement, tandis que l’entourage – collaborateurs et collaboratrices, élèves, proches – se révèle souvent peu fiable comme source d’information, ce qui signale l’existence de solidarités fortes et de zones d’opacité au sein de cette élite. En articulant biographie et histoire sociale des élites intellectuelles, la thèse montre ainsi que la RDA n’a pas tant supprimé les élites qu’elle a réagencé, sous l’étiquette d’Intelligenz socialiste, des continuités profondes de l’habitus bourgeois, faisant de la figure du « marxiste bourgeois », non une exception, mais un catalyseur central de la société est‑allemande.
La romaniste est-allemande, spécialiste notamment d’Aragon, Brigitte Hocke, née en 1937, est peut-être encore dans la mémoire des germanistes de Paris 3 dont elle a été la collègue en tant que lectrice/maîtresse de conférences associée de 1986 à 1989 ou de ceux qui l’ont connue dans le cadre des échanges Erasmus entre leur université et l’université de Leipzig. Sous le titre Unterwegs in die Heimat, elle vient de faire paraître un impressionnant récit manifestement largement inspiré de sa vie (ainsi que l’indique la courte biographie insérée en deuxième de couverture et ainsi que le confirment de rapides recherches[1]) qu’elle publie néanmoins pourvu de l’indication générique « roman » qui lui laisse davantage de souplesse dans l’écriture.
Joël Moreau, (N)Ostalgie. Un amour sous les tilleuls, Éditions du Pallio, Paris, 2025
Fils d’un père syndicaliste et membre du PCF, Éric, narrateur d’un roman manifestement très autobiographique, a passé plusieurs étés dans les camps de jeunes organisés en RDA par l’association France-RDA. En 1975, lors de son troisième séjour (il a quatorze ans), il tombe amoureux fou de Jana, jeune Allemande de l’Est rencontrée pendant le séjour lors d’une soirée dansante. Le coup de foudre est réciproque. Mais le Rideau de fer les empêche de vivre « l’inaccessible amour d’Éric chez les Montaigu capitalistes et de Jana chez les Capulets communistes » (p. 241). Le contact, condamné à n’être qu’épistolaire, s’interrompt au bout d’un certain temps. En 1992 (dix-sept ans plus tard), Éric se rend en Allemagne réunifiée ; il reprend contact avec Jana, qui l’entraîne dans un bref séjour en amoureux sur l’île de Hiddensee, au terme duquel elle lui annonce que l’idylle n’aura pas de suite : elle est mariée et mère de famille et ne veut pas abandonner la vie qu’elle a construite.
Éric lui-même a eu une vie adulte marquée par des ruptures successives : après des études d’économie, il a travaillé dans l’administration des douanes, s’est reconverti, d’abord comme enseignant de Sciences économiques et sociales, puis comme proviseur. Le récit à la 1ère personne fait alterner les souvenirs d’enfance et d’adolescence avec des épisodes de la vie du narrateur adulte qui déclenchent ces mêmes souvenirs : Continuer la lecture de « Joël Moreau, (N)ostalgie – Un amour sous les tilleuls. Compte rendu de Béatrice Durand »